Suis-je toi

La route est longue dans cet univers féerique.
Je ne peux plus reconnaître le moi du toi.
Je suis perdue dans tes sentiments, ne sachant plus ce que je ressens.
Alors je prends la voie la plus longue et la plus tortueuse.
J'enfile ces bottes qui ne sont pas les miennes, à m'en faire saigner les pieds.
Mais peu importe, ce sang est tien, je te l'offre.
Et je continue de marcher dans la pénombre que tu crées pour le bonheur de mes yeux.
J'en oublie la voûte plantaire, j'en oublie la courbe lente de la Terre. Et je m'envole jusqu'à ce que je manque d'oxygène.
Encore une fois, endormie à tes côtés, je t'aime.
Le plus loin je serais, le plus chaud mon souffle se ferra. Jusqu'à ce qu'enfin tu respires un air qui te corresponde. Qui soit toi. Que tu crées de ton expiration. Et que même dans le noir le plus profond tu te reconnaisses.