Mardi 8 décembre 2009
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19:15
La route est longue dans cet univers féerique.
Je ne peux plus reconnaître le moi du toi.
Je suis perdue dans tes sentiments, ne sachant plus ce que je
ressens.
Alors je prends la voie la plus longue et la plus
tortueuse.
J'enfile ces bottes qui ne sont pas les miennes, à m'en faire saigner
les pieds.
Mais peu importe, ce sang est tien, je te l'offre.
Et je continue de marcher dans la pénombre que tu crées pour le bonheur
de mes yeux.
Je tente de suivre tes pas, mais bientôt je renonce à comprendre les
impasses où tu sembles persister à t'enfoncer.
J'en oublie la voûte plantaire, j'en oublie la courbe lente de la Terre.
Et je m'envole jusqu'à ce que je manque d'oxygène.
Puis je reviens, purifiée de tes pensées.
Sache, mon âme, que jamais je ne t'ai quitté du regard. Toujours mon
cœur était proche du tien.
Et ainsi, redescendue de ma bulle de vie, je rejoins ton
corps.
Encore une fois, endormie à tes côtés, je t'aime.
Le plus loin je serais, le plus chaud mon souffle se ferra. Jusqu'à ce
qu'enfin tu respires un air qui te corresponde. Qui soit toi. Que tu crées de ton expiration. Et que même dans le noir le plus profond tu te reconnaisses.